LASN classe laccident du site nucléaire de Marcoule en niveau 1

first_imgL’ASN classe l’accident du site nucléaire de Marcoule en niveau 1Jeudi, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu’elle avait décidé de classer l’explosion survenue dans un four sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard le 12 septembre dernier, au niveau 1 de l’échelle international des événements nucléaires (INES). Si les enjeux strictement radiologiques ont été limités, l’accident a tout de même été sérieux, causant l’inquiétude des Français, du gouvernement et suscitant toute l’attention des autorités spécialisées dans le nucléaire. Le 12 septembre dernier, une explosion se produisait dans un four de l’usine Centraco de traitements de déchets sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard, faisant un mort et quatre blessés graves parmi les employés. Quelques minutes après l’incident, des équipes de secours étaient dépêchés sur les lieux, puis des enquêteurs pour évaluer les conséquences de l’explosion. Ils confirmaient alors l’absence d’impact radiologique sur les populations et l’environnement et attestaient que le bâtiment de l’unité de fusion qui abritait le four n’avait pas été endommagé. Néanmoins, aujourd’hui, l’Autorité de sûreté nucléaire a annoncé avoir décidé de classer l’accident au niveau 1 de l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES) qui compte huit niveaux de gravité (de 0 à 7). “Il s’agit d’un accident industriel grave en raison de ses conséquences humaines. L’application des critères relatifs à l’échelle INES  conduit à classer l’événement au niveau 1 sur cette échelle en raison de la faible activité radiologique du four de fusion”, précise ainsi un communiqué de l’ASN. 500 fois plus de radioactivité qu’annoncé Par ailleurs, l’autorité révèle également un élément jusqu’ici inconnu. D’après les vérifications faites, le four contenait près de 500 fois plus de radioactivité que l’exploitant, une filiale d’EDF, ne l’avait déclaré initialement. “Il s’avère que le four de fusion contenait, au moment de l’accident, une charge d’environ 4 tonnes de métal pour une activité de l’ordre de 30 mégabecquerels et non de 63 kilobecquerels”, précise l’ASN.À lire aussiMarcoule : l’AIEA a “demandé des informations” à la France Cette valeur reste faible, mais la sous-évaluation observée a conduit l’autorité a demandé des explications à l’exploitant, note l’AFP. En conséquence, elle a également décidé de soumettre à autorisation préalable le redémarrage des fours de fusion et d’incinération, qui avaient été arrêtés peu après l’accident.Redécouvrez les premières images de l’accident sur le site nucléaire de Marcoule  Le 30 septembre 2011 à 09:14 • Maxime Lambertlast_img